Festival Hors Cadre
Festival Hors Cadre
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Vernissage le vendredi 9 octobre
à partir de 18h30.
Exposition du 8 octobre au 5 décembre.
à l'Hotel La Prison
La galerie présente
Deux artistes photographes
Thierry Flamand et Léa Garrigues
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Dans le cadre du festival de l'image 2026, deux vernissages auront aussi lieu ce même soir dans un périmètre proche, l'un au Musée Gustave Fayet et le second à la Maison Relin.
Thierry Flamand
Catharsis
« La véritable réalité est toujours irréaliste » Franz Kafka
Le travail photographique de Thierry Flamand ne cherche pas à reproduire le réel, mais à en révéler la part enfouie. Il construit, par la prise de vue et le photomontage, des dramaturgies imaginaires. Faux-semblant, imitation du réel plongent son alter-égo dans une œuvre qui parle de nous, de notre présence au monde, de notre dualité perdue que nous sommes entre obéissance et transgression, entre certitudes et questionnements.
L’humour affleure souvent, il agit comme un contrepoint au tragique, une manière de déjouer la gravité sans jamais la nier, une politesse du désespoir. La dérision côtoie la déraison, la facétie dadaïste flirte avec l’absurde, et derrière le sourire l’inquiétante étrangeté s’éloigne du manifeste théâtral pour s’aventurer dans les arcanes obscurs ou énigmatiques de l’inconscient. C’est dans cette tension que ses images trouvent leur sens, elles invitent à osciller entre amusement et trouble, entre complicité ou désapprobation.
Il ne cherche pas à apporter des réponses, mais à ouvrir un espace où chacun peut reconnaître une part de lui-même, éprouver l’étrangeté de ce qui lui est pourtant familier et reconnaître, derrière ces fictions photographiques, le théâtre de sa propre existence.
Léa Garrigues
Artiste photographe née en 1996, Léa Garrigues aborde dans son travail les thématiques de la disparition, de l’absence et de la mémoire sous diverses formes.
Espace dédié à l’attente, la salle d’attente est une parenthèse, un instant suspendu dans le quotidien. Sa fonction si particulière induit une idée de passage, de transition. Elle est l’anti-chambre des rendez-vous, une halte, un lieu où l’on se prépare à ce qui va suivre. La personne qui y pénètre est contrainte d’adopter une posture d’attente, elle doit faire preuve de patience, et dans un contexte médical devient même un « patient ». Il s’agit d’un lieu dédié au temps, au temps vide, où il ne se passe rien. Cette attente est un moment d’inaction physique et d’action mentale, de pensées, de projections, d’anticipations. Elle nous permet de faire le point sur le rendez-vous à venir.
En s’intéressant aux salles d’attentes médicales, Léa Garrigues met en lumière ces lieux de solitude, où l’on perd nos fonctions habituelles pour devenir un patient qui patiente. Cette série photographique se construit au fil des salles d’attentes où elle se trouve et réalise ses photos en étant elle-même dans cette posture d’attente en tant que patiente. Le post traitement des images rappelle l’imagerie médicale. L’aspect radiographique des images met en lumière la froideur et la solitude de ces salles d’attentes désertes, où une aura fantomatique se propage.